La nécessité du minimalisme dans ma vie

Je ne pensais pas un jour écrire ces lignes… Plein de choses ont changé ces dernières années, ces derniers mois et dernières semaines. Je suis devenu maman une fois, deux fois, j’ai côtoyé dans mon métier et mon entourage des gens avec qui j’ai discuté, échangé, qui m’ont apporté beaucoup spirituellement et intellectuellement, le confinement … j’ai aussi soufflé ma 30ème bougie… bref beaucoup de choses et des évènements aussi qui ont bouleversé ma manière de penser et de voir les choses.

La premier élément déclencheur a été le besoin pour moi de faire du tri, de l’espace, du vide, renouveler mes espaces de vie, de rangement mais en triant et en VIDANT. J’avais besoin de vide, de rien… Avec mes deux grossesses j’avais fait beaucoup de tri mais je m’étais rendue compte que je passais ma vie à trier, ranger, jeter, vendre, donner alors que je n’avais pas du tout envie que cela devienne un nouveau passe temps! J’avais envie de trier une bonne fois pour toute, désencombrer et pouvoir profiter au quotidien de ce vide et de cet espace de manière durable.

Le deuxième élément déclencheur a été le besoin pour moi de limiter ma charge mentale, mes « tâches » liées à l’achat de choses diverses (temps passé à chercher, acheter, laver, ranger etc…) j’avais envie de me détacher des besoins matériels, je me suis aussi rendue compte que j’achetais beaucoup de choses liées à mes émotions: des vêtements pour moi pour me sentir mieux et me sentir comme une autre en portant telle ou telle tenue vues chez celles que j’admirais, des jeux/jouets/activités à profusion pour les filles pour me sentir être une « bonne mère » alors que seul le temps que je peux leur accorder compte finalement!

Le troisième élément est beaucoup plus profond, une prise de conscience que j’ai eu notamment sur Instagram, en commençant à comprendre comment ce réseau fonctionnait. Moi qui pensais que la logique du partage était la règle là-bas, j’ai vite compris que les règles y étaient plutôt l’argent, la monétisation, la pub, la compétition, la course… J’ai fait des choses qui ne me ressemblaient pas et j’ai eu envie de couper avec cela. Je voulais faire comme les autres là-bas, je voulais recevoir des livres, des jeux, des activités… j’ai travaillé sur ce réseau pour cela. J’ai reçu des colis… Et je me suis rendue compte que plus je recevais des colis, moins ce que je proposais à Mila et Lena était cohérent. On perdait le plaisir d’aller à la médiathèque, de choisir un livre une fois de temps en temps en librairie, puisque de toute manière j’allais en recevoir!

Je ne dis pas que je vais tout refuser, que je serai fermée à la réception de quelques nouveautés mais clairement, elles seront sélectionnées. Je souhaiterais maintenant présenter peut-être des choses qui correspondent plus à de nouvelles valeurs, collaborer avec des petites créatrices plutôt qu’avec de grandes marques… Et surtout ne pas apprendre à mes filles que la vie est de recevoir des colis! J’aimerais qu’elles gardent leur innocence et leur capacité à s’émerveiller des choses simples sans jamais être blasées, trop gâtées pour voir les cadeaux multiples que la vie nous apporte chaque jour.

Je ressens également un profond besoin de renouer avec une vie plus simple: plus de repos, plus de temps pour penser, ne rien faire, ne pas avoir peur du vide, profiter, donner du temps de qualité à mes filles sans écran à la main (c’est la seule richesse dont elles ont besoin!), être moins attachée au matériel et à la poursuite de l’argent qui je pense nuit profondément aux relations humaines. Bien sûr il faut de l’argent pour vivre, mais peut-être pouvons nous essayer de tourner nos activités vers d’autres buts, pour entrevoir les vraies richesses de la vie.

Enfin, et cet aspect n’est pas négligeable, je pense sincèrement que nous avons le devoir de faire « notre part » pour ce monde, cette terre que l’on pollue, que l’on maltraite, le devoir aussi de réfléchir à l’éthique de notre consommation. On ne peut pas se plaindre et s’attrister des espèces en voie de disparition, de la pollution etc si soi même on ne fait pas, à notre échelle, ce qui est possible de faire, on ne peut pas s’indigner des conditions de travail dans le monde si on adopte pas une consommation plus responsable. Minimalisme, écologie et éthique ne sont pas forcément liés mais peuvent l’être. Dans mon cheminement il le seront. Bien sûr je ne suis pas parfaite, j’ai beaucoup à améliorer mais c’est dans ce sens que je veux évoluer et ça ne se fera pas du jour au lendemain. Changer durablement ses pratiques demande du temps. Aujourd’hui, notamment avec les réseaux sociaux, on voit tout comme une compétition, on se compare, on juge les autres… Balayons d’abord devant notre porte! Le minimalisme n’est pas une compétition, mon minimalisme ne sera pas le votre, chacun chemine 😊

Je souhaite partager ce cheminement avec vous, échanger, partager, vous livrer mes astuces, mes expériences au fil du temps. Je fais cet article aussi pour garder une trace de tout cela. Je vous souhaite de trouver votre équilibre, de mettre de la réflexion dans vos pratiques quotidiennes, plus de conscience en tous cas…

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