Devenir maman une fois, deux fois

Par où commencer… lorsque j’étais plus jeune, déjà ado, je me voyais avec des enfants. Je savais que le rôle de maman était fait pour moi et jamais je n’aurais pu imaginer avoir des difficultés à en avoir! Quand j’avais 17/18ans, lors d’une échographie de contrôle pour je ne sais plus quel problème, l’échographiste me sort: « vous avez de nombreux kystes, il en faut mais… vous voulez des enfants? » -« oui » -« hummmm » -« hmmmm quoi?? » et il m’a laissée sur cette interrogation et au fond de moi j’ai su que ça serait compliqué, le jour venu, de pouvoir donner la vie.

Après quelques années de vie de couple, une situation professionnelle qui se stabilise et une maison presque construite, je décide en 2015 d’arrêter la pilule et de commencer les essais bébé. Plusieurs mois passent, non seulement pas de bébé en vue, mais aussi pas de règles! Pas de cycles réguliers, l’espoir tous les mois que ce soit « ça » et non… des dizaines de tests de grossesse, puis de tests d’ovulation… le problème est là: je n’ovule pas. Je consulte, le diagnostic: SOPK ou syndrome des ovaires polykystiques… j’ai eu énormément de mal à trouver de bons praticiens, de bons médecins. J’ai fini par trouver un gynécologue qui m’a prescrit des traitements de stimulation ovarienne: d’abord par cachet, puis par piqure. Sans succès… Nous avons finalement fini par prendre rdv pour une FIV. la gynécologue nous a tout expliqué, nous a prescrit des examens sanguins à faire et oooh miracle!!! j’étais déjà enceinte de quelques semaines! Nous étions sur notre nuage et nous en sommes vite descendu car une semaine plus tard je faisais une fausse couche… Tout le monde me disait que j’y pensais trop, que c’était commun à beaucoup de femmes, bref, ce qu’on a pas envie d’entendre dans ces moments là!

Entre temps, j’avais également, sur les conseils d’une amie, consulté une endocrinologue qui m’avait expliqué qu’il pouvait y avoir un lien entre SOPK et insuline. Elle m’a prescrit un traitement dans ce sens. Après la fausse couche nous avions décidé de tout laisser tomber et d’attendre naturellement… quelques mois plus tard, grâce certainement au traitement de l’endocrinologue, j’ai retrouvé des cycles plus réguliers, signe que j’ovulais, et notre petite Mila est venu s’accrocher dans mon ventre et est née le 19 février 2018.

La relation que j’ai avec cette petite fille qui entre dans nos vies est très vite fusionnelle: allaitement, cododo pendant de nombreux mois, tout mon temps orienté vers elle, vers nos activités, son éveil… je me dis qu’il faut penser contraception car même si l’allaitement m’a protégée un moment, le retour de couche arrive au bout d’un an. Je prends rdv pour la pose d’un stérilet au cuivre, sans hormones. La sage femme me fait une échographie pour vérifier l’état de l’utérus pour le poser… et là elle me sort « mais vous êtes sûre d’avoir eu vos règles? non parce que la place est déjà prise!!! il y a un sac gestationnel!!! » « un quoi??? 😶  » moi qui ne voulais qu’un seul enfant! Moi qui avais peur de ne pas réussir à laisser la place à un deuxième enfant, j’ai peur aussi de ne pas savoir gérer deux enfants en bas âge et de ne pas réussir à donner autant de temps et de choses à un deuxième enfant.

Les doutes ont vite laissé la place à un amour déjà grandissant, j’ai très vite su que le coeur d’une maman ne se partage pas, mais grandit au fur et à mesure des naissances qu’elle donne.

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